Vers un enseignement universel...

Thèmes : Enseignement

L’éducation est un droit humain universel.

 

Elle participe au développement psychique, physique et intellectuel des femmes et des hommes.

Si tout le monde en convient, il reste d’énormes inégalités à travers la planète.

Exemple criant : selon l'Unesco, en 2008, 28 millions d'enfants étaient privés d'éducation, en raison des conflits armés.

Autre chiffre interpellant, le taux d’analphabétisme dans le monde qui concernerait plus de 100 millions de jeunes essentiellement en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

 

Les causes de la non-scolarisation sont multiples. On a cité plus haut les guerres. Mais il y a aussi la pauvreté dont souffrent des millions de familles et la marginalisation de l’importance de l’éducation par les parents ou même par certains gouvernements impuissants. Résultat : plus de 72 millions d’enfants dans le monde n’ont pas accès à l’école. Un constat terrible. Si des avancées sont évidentes dans les régions et pays émergents, il reste des efforts à fournir. Par exemple, le taux d’inscription à l’école primaire dans le monde est aujourd’hui de 90% pour 82% en 1982.Au plan mondial, des progrès ont également été réalisés dans la réduction de l'exclusion des filles dans l'éducation primaire.

Parmi les régions les plus touchées, on pointera l’Afrique subsaharienne avec plus de 32 millions d’enfants non scolarisés en école primaire. L’Asie centrale et de l’Est, ainsi que le Pacifique, sont également très concernés par ce problème avec plus de 27 millions d’enfants dans le cas. Par ailleurs, ces régions doivent également remédier aux problèmes de pauvreté éducative (enfant scolarisé moins de 4 ans) et de pauvreté éducative extrême (enfant scolarisé moins de 2 ans).

 

Vers l’enseignement primaire universel !

 

Si depuis des décennies, le constat de la non scolarisation des enfants est récurrent, il n’en reste pas moins que de nouvelles initiatives émergent. Exemple avec le chèque-éducation. Est-il une solution ? Alors, il s’agit d’un système qui permet aux parents de financer directement l'école dans laquelle leur enfant sera scolarisé.

Il est délivré par l’administration. Ainsi subventionne-t-on directement l’élève au lieu de subventionner l’établissement. Ce système de démonopolisation de l’école favorise une extension de la démocratie dans l’enseignement même et une réduction des inégalités sociales.

 

Des exemples existent…

 

En Inde, a été mis en place le fameux « voucher ». Aujourd’hui, une grande partie du système éducatif est financé par les entreprises qui s’engagent à former les élèves et dans les campagnes une école sur quatre est privée. L’étude récente de la Banque Mondiale sur les Vouchers dans les pays dits émergents souligne des résultats satisfaisants et encourageants (Chili, Colombie, Thaïlande, Philippine). Les Etats-Unis restent le pionnier de ce modèle insufflé par Milton Friedman en 1962.

En Floride, par exemple, sur 1000 vouchers, 61% sont accordés aux enfants noirs et 30% aux enfants d’origine Hispanique.

De leur côté, l’Afrique et l’Asie secouée par de graves problèmes d’éducation, se doivent de mettre en application ces chèques éducation ou « vouchers » comme solution de sortie de crise. Car crise, il y a. Ce système de démonopolisation entrainera en effet une baisse de l’illettrisme et des mauvais résultats des enfants pauvres. C’est un programme favorable à tous et essentiel pour mettre fin au désastre éducatif.

Mais attention ! Qu’on ne s’y trompe pas ! Si ces chèques sont une source de solution, les gouvernements devront agir en profondeur pour résoudre les problèmes futurs d’éducation. Et en attendant, le travail de nombreuses ONG et d’associations telles PPOT reste essentiel pour tenter d’atténuer les effets dévastateurs de la non scolarisation à travers le globe. Si l’éducation est un droit, reste à l’humanité à le traduire partout dans le monde et même dans les régions les plus reculées.

  

(Sources : le Monde Diplomatique, Unesco, Le Nouvel Afrique)